Voyager lorsqu’on vit avec le diabète demande un peu plus de préparation, mais cela ne devrait jamais être un frein à l’aventure! Que vous partiez pour un week-end, un voyage à l’étranger ou de longues vacances, quelques précautions vous permettront de partir l’esprit tranquille et de profiter pleinement de votre séjour.
Planifier avant le départ
Quelques semaines avant votre départ, prenez le temps de discuter de votre voyage avec votre équipe de soins, surtout si vous utilisez de l’insuline, une pompe ou un capteur de glycémie. Selon votre destination, le climat, les activités prévues ou un éventuel décalage horaire, certains ajustements pourraient être nécessaires.
C’est également le bon moment pour demander une ordonnance à jour ainsi qu’une lettre médicale (voir la section Centre de documentation sur le site de Diavie) expliquant que vous devez transporter votre matériel de traitement sur vous en tout temps.
Prévoir plus de matériel que nécessaire
Apportez toujours une quantité supplémentaire de matériel et de médicaments en cas de retard, de perte de bagages ou d’imprévu (bris de capteur ou de pompe, insuline périmée, etc.). Pensez notamment à prévoir en double et même en triple :
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- de l’insuline et/ou vos médicaments;
- des aiguilles, stylos ou seringues;
- des capteurs ou bandelettes (pour la glycémie mais aussi les cétones);
- un lecteur de glycémie et des piles au besoin;
- du glucagon, si indiqué;
- du sucre rapide pour traiter une hypoglycémie, et des collations pour les prévenir.
Vous utilisez une pompe à insuline? Demandez à votre fabricant de vous prêter une pompe de voyage! C’est généralement sans frais, mais avec certaines conditions à respecter.
Si vous prenez l’avion, gardez tout votre matériel dans votre bagage à main. Les températures en soute peuvent endommager certains médicaments, notamment l’insuline. Et les valises n’arrivent pas toujours à destination!
Adapter sa routine pendant le voyage
Les vacances riment souvent avec horaires différents, repas plus copieux et activités inhabituelles. Tous ces changements peuvent influencer votre glycémie.
Il est recommandé de vérifier votre glycémie plus fréquemment, particulièrement lors des premiers jours du voyage, afin de mieux comprendre comment votre corps réagit à ce nouvel environnement.
Si vous voyagez vers une destination avec un important décalage horaire, demandez à votre équipe de soins comment ajuster votre médication, vos injections ou votre pompe à insuline.
Protéger son matériel
L’insuline et les capteurs de la glycémie en continu sont sensibles aux températures extrêmes.
Évitez de laisser votre matériel en plein soleil, dans une voiture chaude ou directement en contact avec un bloc réfrigérant (l’insuline peut geler!). Au besoin, utilisez une pochette isotherme conçue pour le transport des médicaments (p. ex. BreezyPacks, Frio ou autres).
Lors de votre passage à la sécurité d’un aéroport, il est préférable de ne pas exposer vos capteurs de glycémie et vos pompes à insuline aux rayons x (p. ex. scanners corporels). Ceux-ci peuvent endommager les composantes électroniques de vos équipements et causer un disfonctionnement. C’est la recommandation de la plupart des fabricant de capteurs et de pompes. Les détecteurs de métaux, toutefois, ne poseraient pas de problème. Par sécurité et quiétude d’esprit, demandez une fouille par palpation (manuelle).
Penser à la sécurité
Avant de partir, informez-vous sur les ressources médicales disponibles à destination et vérifiez que votre assurance voyage couvre les soins liés au diabète.
Il peut aussi être utile de porter un bracelet ou un pendentif d’identification médicale afin que votre condition soit rapidement reconnue en cas d’urgence.
Bon voyage!
Le diabète demande un peu (des fois beaucoup!) plus d’organisation, mais il ne devrait pas vous empêcher de découvrir de nouveaux endroits, de vivre des expériences ou de créer des souvenirs.
Une bonne préparation vous permettra de voyager avec confiance et de profiter pleinement de vos vacances!
Cet article ne vise qu’à fournir des renseignements d’ordre général. Il ne prétend pas être un avis médical ni remplacer les conseils d’un professionnel de la santé.
Sources :